Afghanistan: humanisme militaire? Archives

Débats

mardi 4 mars 2008 - 20.00 > 21.30

deBuren, Rue Léopold 6, 1000 Bruxelles

"Aussi civil que possible, militaire en cas de nécessité" : il n'y a guère à redire au credo de la Dutch Approach (L'approche néerlandaise). L'Afghanistan est depuis des décennies déchiré par la guerre, et toutes les parties semblent être d'accord sur un point: la reconstruction est la priorité pour le pays. La directive d'impliquer des militaires dans des interventions humanitaires est relativement nouvelle et elle est contestée. Mais existe-t-il une alternative?

Après le meurtre d'un auxiliaire de la Croix-Rouge en mars 2003, la province d'Uruzgan fut déclarée "no go area" pour les coopérants étrangers. Des médecins, des infirmiers/ières et des sage-femmes afghans continuent méanmoins d'y exercer leur métier jusqu'au jour d'aujourd'hui. Dans ce genre de situation politique complexe, des organisations locales qui ont su gagner la confiance de la population risquent de perdre cette confiance s'ils sont considérés comme faisant partie des rangs "ennemis". Pour eux, la neutralité est vitale.

Maintenant plus que jamais, alors que les méthodes musclées des Américains et la participation néerlandaise à de véritables missions de combat ont fait du ralliement des "hearts and minds" de la population locale un défi pratiquement impossible à relever, deBuren et le mensuel MO* se demandent dans quelle mesure les militaires et les coopérants ont besoin les uns des autres, diffèrent les uns des autres, sont ou non dans les jambes les uns des autres.

La Belgique a connu ce genre de problématique au Congo, et ce fut un souci majeur. Les leçons du Congo peuvent-elles être transposées à l'Afghanistan?

Pieter Leenknegt, diplomat belge à Kaboel, et Jan Marinus Wiersma, député européen et membre de la sous-commission "sécurité et défense" ont acceptés de prendre part à un débat. Le modérateur Gie Goris voudra certainement savoir ce qu'ils proposent comme solutions afin d'apporter sécurité et stabilité dans des situations conflictuelles complexes, et répondre en même temps aux besoins de la population. Krist Teirlinck de Médecins sans Frontières Belgique, et Bruno De Cordier, chercheur au Conflict Research Group. On pourra compter sur eux pour détricoter sans pitié tout scénario qui manquera de réalisme.

En collaboration avec MO*

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